Age des premiers rapports

Posted on 28, Fév, 2014 | Pas de commentaires
Age des premiers rapports

À quel âge doit on avoir son premier rapport sexuel ? Existe-t-il une norme ?

C’est la même question à laquelle je suis régulièrement confronté, pour les actes à venir s’agissant des parents qui s’inquiètent de l’éducation sexuelle de leur progéniture ou d’actes passés quand on introspecte une histoire sexuelle à la recherche d’explications ou de raisons à tel ou tel dysfonctionnement.

Il n’y a pas de norme, tout au plus une moyenne qui est de 17,6 ans pour les filles et 17,2 pour les garçons. Il s’agit de l’âge auquel la moitié des personnes interrogées étaient concernées. Ces résultats datent de 2006 (enquête CSF). Quand on s’intéresse à un âge du premier rapport de façon rétrospective il faut savoir que ces moyennes étaient respectivement de 20 et 18 ans il y a 50 ans et quasi identique il y a 15 ans.

Il n’y a donc pas de bon âge ni de mauvais mais un âge ou l’histoire de chacun conduit à l’envisager voire à le faire. Quel doit être le rôle des parents, voici la grande question car elle peut être directe quand un couple demande conseil pour ses enfants ou indirecte pour évaluer l’influence des parents dans ce passage à l’acte et comment cela a-t-il été vécu.

Certains sexologues sont partisans de l’accompagnement bienveillant des parents qui doivent éviter à tout prix le syndrome de la 2 CV qui s’il abrite les premiers émois laisse un souvenir inconfortable et par la même potentiellement traumatisant. Donc ceux ci disent qu’il faut jouer le rôle de passeur de sensation en aidant autant que faire se peut à la réalisation dans le confort et la douceur de cette étape décisive pour la fille et le garçon. D’emblée on notera que la fille est plus appelée à souffrir que le garçon et le souvenir douloureux la concerne au premier chef, banquette arrière de 2 CV ou pas.

Je fais plutôt partie du groupe de sexologue réservé sur ce sujet car inconfort n’est pas synonyme de mal vécu et l’acte lui même aussi agréable soit il a des conséquences morales qui succèdent à l’épisode.
Je crois que les parents doivent tenir le rôle d’éducation qui est le leur et ils ne sont pas là pour jouer les entremetteurs mais bien plutôt de mettre en garde contre les emballements susceptibles d’être regrettés bien vite. Je ne parle pas de la prévention de la grossesse ou des IST qui est une véritable obligation sanitaire mais bien de ce que l’on met derrière ou avec ce premier acte. Quelle en est la signification pour les jeunes concernés ?
Le désamour qui suit inévitablement l’amour de cet âge là est le plus souvent unilatéral et le plus souvent c’est le garçon qui quitte. Il va sans dire que cette rupture est douloureuse mais surtout quelle image ont les parents pour celui qui souffre ? L’éducation impose une idée de référence et l’adulte sait aux yeux du jeune, en tout cas il doit prévoir et imaginer ce que sera le futur de cette relation. Donc la protection est de mise et surtout pas la caution. Il ne faut pas se voiler la face et imaginer interdire mais il ne faut pas non plus faire l’inverse.

Cela peut paraître rétrograde de baliser le terrain des jeunes en ce qui concerne l’acte sexuel mais apprendre à aimer passe aussi par des mises en garde et ce n’est pas priver de jouissance ou d’orgasme que de dire « attention ».

Ce n’est pas non plus aux parents de choisir et l’histoire s’écrira sans les parents même si c’est dans une 2 CV

Crédit photos : http://www.freedigitalphotos.net

Leave a Reply