Aimer son sexe

Posted on 13, Jan, 2014 | Un commentaire
Aimer son sexe

Bien faire l’amour impose de bien s’aimer soi-même. 

Pour profiter de la relation amoureuse ou sexuelle il faut accepter de donner et de se donner. Qui dit relation réussie dit échange. Le fameux « lâcher prise » en est un vivant exemple. Accepter de s’oublier et de se laisser aller impose confiance en soi et dans l’autre. Recette magique dont on connaît les ingrédients mais qu’il est si difficile de réussir.

Donner peut être plus ou moins conscient, on peut décider de donner jusqu’à se forcer s’il le faut. Cela procède d’une décision et la commande nous appartient. Nous pouvons faire par plaisir ou au pire accepter de faire. Chacun de nous imagine très bien ce dont je parle et les souvenirs voire les regrets ne manquent pas.

Ce chapitre du don à l’autre fera l’objet d’un autre post.

Le don de soi, l’ouverture, est le secret du lâcher prise et le symbole de la confiance en soi.

Par quoi peut bien commencer cette confiance en soi quand on parle de sexe ? Par le fait de s’aimer soi-même. Tout commence par l’acceptation de son corps, de sa plastique, de son aisance. Il faut pouvoir se regarder dans une glace, on le fait tous, mais s’apprécier est une autre paire de manches.

Tous les séducteurs et séductrices que l’on a à l’esprit dégagent une présence qui commence par cette acceptation, si ce n’est de l’amour, de soi. Nous avons tous été charmé ou séduit par des personnes avant même qu’elles ouvrent la bouche, qui n’étaient pas spécialement belles et en dehors de nos critères habituels de choix. Elles dégageaient un aura susceptible de nous attirer alors qu’un individu au physique identique juste à coté, nous laissait de marbre. C’est donc bien cette personne et celle là seulement qui possède une particularité au delà de l’apparence physique.

Je ne suis pas en train de prôner le nombrilisme, la fatuité ou l’autosatisfaction mais une dose de reconnaissance positive ne fait pas de mal. S’agissant de sexualité, le centre du débat se situe sous la ceinture et s’aimer soi veut aussi dire aimer son sexe. J’ai un excellent souvenir du conférencier qui nous parlait des problèmes d’érection chez l’homme qui représente un modèle d’absence de lâcher prise ( dysérection d’origine psychogène). Sa première leçon portait sur la nécessité de dire bonjour à son sexe le matin en se levant. J’ai adoré cet exemple très parlant de découverte si ce n’est de reconnaissance de soi. Son sexe existe, on le connait, on le reconnait et on lui dit bonjour !

Une des grandes différences entre homme et femme sans sacrifier au mythe mars/vénus est le chapitre du développement psychosexuel. Le pénis s’impose à l’homme alors que la femme doit découvrir son propre sexe. Le pénis du garçon est une évidence qu’il voit grandir et se dresser. La masturbation de l’adolescence lui apprend que cette excroissance est source de plaisir dès lors qu’il y porte attention. Il en est tout autrement chez la fille et la femme. Même son clitoris, organe de plaisir, est caché et toute la découverte demande une démarche active quand elle est passive chez l’homme.

Aimer son sexe n’est pas évident pour une femme, c’est un apprentissage et surtout une curiosité qui demande à être stimulée. Le rôle des parents et de l’éducation est à ce titre primordiale et on comprend bien les conséquences négatives de la mère qui dit « c’est sale » ou de l’église qui interdit qu’on y touche.

Homme ou femme je n’aurai qu’un conseil à donner pour devenir un partenaire épanoui : « aimez votre propre sexe avant d’aimer celui de l’autre ! »

Crédit Photo : freedigitalphoto.net

1 Comment

  1. Dr Philippe VIN – Médecin sexologue La bataille du poil » Dr Philippe VIN – Médecin sexologue
    29 mai 2014

    […] sexe en y apportant une attention particulière. Les professionnels savent bien qu’il faut aimer son sexe et l’épilation peut être considérée comme une attention […]

    Reply

Leave a Reply