L’éjaculation féminine existe-t-elle ?

Posted on 3, Fév, 2014 | Pas de commentaires
L’éjaculation féminine existe-t-elle ?

Mais qu’est ce que c’est l’éjaculation féminine ?

L’éjaculation féminine est une émission de liquide qui se déverse dans l’urètre au moment de l’orgasme. Quantité abondante ou non qui peut rendre le phénomène visible (femme fontaine) ou non. Ce liquide est pour partie produit par la glande de Skene (équivalent de la prostate chez la femme) et viendrait également de la vessie sans que ce soit de l’urine mais plutôt une sécrétion rénale. Plusieurs études analysant ce phénomène concluent que les femmes fontaines émettent beaucoup de liquide en provenance du rein et participation des glandes de Skene qui font parler « d’éjaculation féminine ».

L’éjaculation féminine a été fort bien décrite par Gräfenberg en 1950 en même temps que l’existence du fameux point G qui porte son nom. Toutefois tout le monde ne le reconnaît pas, j’en veux pour preuve une publication scientifique d’une équipe anglaise qui vient de remettre en cause l’existence du point G.

Le plus souvent on peut lier le point G et l’éjaculation féminine car la stimulation du point G entraine une sécrétion de liquide qui peut s’apparenter à l’éjaculation.

Mythe ou réalité ?

Le nombre de controverses pourrait faire poser la question bien légitime de l’existence réelle des révélations de Gräfenberg.

Une revue rapide de la littérature médicale historique permet d’affirmer que les écrits ne manquent pas sur le sujet dès Aristote au 3ème siècle avant JC puis Galien au 2ème siècle, les très nombreux écrits taoistes au 4ème siècle, les kamasutras indiens à partir du 7ème siècle, de Graaf au 16ème pour finir avec Gräfenberg au 20ème.

La réalité anatomique est certaine car glandes de Skène et zone G ont été visuellement identifiées par de très nombreux anatomistes dès sa description princeps par Skene lui même au 19ème et Gräfenberg au 20ème. Ont été discutées les origines embryologiques de la zone G qui serait clitoridienne ou non.

En dernier lieu je dirai que l’expérience personnelle de chacun doit pouvoir contribuer à valider l’existence de l’éjaculation féminine et du point G car pour ceux et celles qui l’ont vécu c’est sûr, pour ceux et celles qui ne l’ont jamais rencontrés on peut dire qu’ils n’ont pas eu cette opportunité.

A quoi ça sert tout ça ?

On peut raisonnablement imaginer que les structures anatomiques en jeu pour un tel phénomène existent. Ces structures sont fonctionnelles ou non selon le degré de développement anatomico-psycho-sexuel.

On peut faire l’analogie avec l’excitabilité des aréoles de seins chez certaines femmes (ou hommes d’ailleurs), c’est vrai chez certains et pas chez d’autres sans pour cela remettre en question l’érogénicité du mamelon. Entre personne n’est fait pareil et personne n’a les mêmes expériences sur des caractères psychologiques différents et des attentes sexuelles diverses, on peut facilement imaginer que tout est possible sans remettre en cause tel ou tel phénomène en le rangeant au chapitre des élucubrations.

Donc je dirai que pour ceux que ça intéresse, tout s’apprend et ce n’est surement pas Masters & Johnson ou Lonnie Garfield Barbach qui diront le contraire.

Crédit photographique : http://www.freedigitalphotos.net

Leave a Reply