La libido ça se stimule

Posted on 9, Avr, 2015 | Pas de commentaires
La libido ça se stimule

La libido est une véritable pulsion animale, un désir de vie selon Freud. Il ne faut pas confondre libido et désir, le libido est abstraite, elle s’apparente à l’envie, l’élan alors que le désir est objectivable et surtout il a un objet. On désire quelquechose ou quelqu’un. En sexologie le désir s’appuie sur les 5 sens et le fantasme (de plus en plus de fantasme avec l’âge). Le désir est à l’origine de l’excitation, érection chez l’homme, lubrification chez la femme. On pourrait presque qualifier la libido comme le désir du désir.

Hommes et femmes sont concernés et la libido n’est pas l’apanage de la gente masculine qui ne pense qu’à ça. La libido, à l’origine du désir est partagée équitablement entre les sexes et seule la société et ses conventions a eu raison pendant des siècles de la libido féminine en la niant, en l’étouffant. La révolution sexuelle est passée par là et par bonheur la femme a réussi à s’affranchir de ce carcan social qui lui imposait une neutralité voire un dégout de la chose sexuelle. Cette suprématie masculine dans la libido ne se retrouve que dans les hormones qui participent à son existence. A croire que même mère nature a été soumise au sexisme ambiant. La testostérone est une des hormones qui participe à l’entretien de la libido mais curieusement l’âge avec ménopause ou andropause ne s’accompagne pas forcément d’une baisse de libido et la corrélation entre dosage hormonal et niveau de libido n’est pas arithmétique.

Donc si la testostérone participe peut on dire qu’elle se range au chapitre des amis de la libido ?

Oui pour ceux qui en manque cruellement et dont le déficit est pathologique et non pour ceux dont le taux est suffisant.

Avant de parler des autres amis de la libido, parlons de ses ennemis.

Certains sont malheureusement physiologiques comme l’âge et son cortège de modifications, la grossesse au 1er trimestre, bon nombre de maladies et ce qu’on prend pour les soigner. En effet ce sont surtout les effets secondaires des médicaments qui sont en cause. Les traitements à visée cardiovasculaires, les neuroleptiques au sens large ou les thérapies hormonales ont un impact manifeste sur la libido. La maladie par elle même aussi car le retentissement physique et psychique n’est pas neutre, loin s’en faut.

Maintenant que nous avons identifié ce que représente la libido, un véritable moteur de l’existence, ce qui peut l’entraver avec maladies et ses traitements, posons nous la question de l’intérêt de stimuler cette fameuse libido.

Je pense que seuls deux facteurs méritent de vouloir stimuler sa libido. Le premier est égoïste quand on ressent une baisse, c’était mieux avant, le deuxième est altruiste quand le ou les partenaires s’en plaignent. Les individus qui ont constitutionnellement peu de libido peuvent parfaitement s’en satisfaire en choisissant une métier, un rôle social qui impose une libido faible comme les fonctions ecclésiastiques, les milieux très exposés où il faut faire montre de mesure comme la mode, le spectacle. La vie sociale de ces personnes est très harmonieuse dès lors qu’ils partagent ce penchant ou plutôt cette absence de penchant avec des gens qui sont comme eux. Prenons l’exemple des « no sex », leur « philosophie » n’est vivable qu’en partageant ce crédo.

Si la nécessité de stimuler sa libido se fait sentir, comment faire ?

La première idée qui vient à l’esprit est un succès planétaire ; l’aphrodisiaque !

Tous les délires existent et au rang des aphrodisiaques figurent des produits dont la rareté participe surement à leur pouvoir mais qui ont l’inconvénient d’être furieusement agressif pour notre écosystème. La corne de rhinocéros en étant le chef de file mais les exemples ne manquent pas avec l’aileron de requin, la bile de poissons rares…les animaux en voie de disparition payent à ce titre un lourd tribu.

Il y a les aphrodisiaques issus de la tradition ancestrale ou exotique avec toutes sortes d’épices, gingembre, cannelle, poivre, piment… Les mouches cantharides, le venin de certains serpents et bon nombre de philtres issus du monde animal figurent dans cette panoplie magique.

Médicalement parlant bon nombre de ces ingrédients sont des vasodilatateurs qui n’ont qu’une fonction mécanique nécessaire à la concrétisation du désir. D’autres contiennent des éléments plus à même d’avoir un impact sur les fonctions supérieures, siège de la libido.

Le plus efficace étant d’y croire car le mental pour venir au secours du mental reste une recette de premier ordre.

Toutefois le meilleur conseil que je puisse donner est l’entretien physique pour éviter maladies et dégénérescence prématurée assorti d’une activité sexuelle qui active le circuit récompense et qui pousse à y revenir le plus souvent possible. N’est ce pas l’objectif d’une stimulation de la libido ?

Pensez au feu qui couve en nous et qui me semble une bonne représentation de ce qu’est la libido. L’activité sexuelle avec l’orgasme est un véritable brasier de la conscience qui enflamme raison et sagesse. Le plus efficace pour ranimer ou animer ce beau feu est de souffler sur les braises.

Je terminerai par quelques adages qui s’appliquent bien à notre objectif : l’appétit vient en mangeant et faites l’amour pas la guerre !

Crédit photos : http://www.freedigitalphotos.net/

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