L’orgasme et le pénis

Posted on 25, Juil, 2014 | Pas de commentaires
L’orgasme et le pénis

Ca commence un peu comme une fable mais si il s’agit bien d’idées reçues comme le dénonce si souvent l’œuvre de La Fontaine, les conséquences psychologiques sont plus importantes.

Pour commencer parlons chiffres : D’abord la taille moyenne du pénis en érection permet de qualifier vraiment de petit ou grand par rapport à ce qui existe et non pas par rapport à ce qui est fantasmé ou imaginé. Cette mesure étant prise du pubis au bout du gland, « The Journal Of Sexual Medecine » a démontré que la longueur moyenne du pénis humain en érection serait d’environ 14,15 cm, et la circonférence moyenne d’environ 12,23 cm.
Dans ce même journal scientifique une enquête a été réalisée auprès de 160 femmes pour évaluer leur avis sur la taille du pénis et son rôle dans l’orgasme. 60% ont indiqué que la taille n’avait pas de réelle importance, et 6,3% d’entre elles ont affirmé préférer un membre plus petit à un membre trop important. Déjà là le mythe du gros sexe = grosse jouissance s’effrite car il ne reste que 40 % qui préfère un sexe plus gros que plus petit.

Pour suivre parlons technique : Le moyen de jouir pour une femme est autrement plus varié que la simple pénétration qui rappelons-le suit les préliminaires. Ceux-ci n’interdisent pas à la femme de jouir, bien au contraire ! Donc il faut savoir faire jouir sa partenaire et tous les moyens sont bons. Je dirai qu’en phase de résolution (après l’orgasme masculin) lorsque l’érection n’est plus possible il est de bon aloi de faire à nouveau jouir sa partenaire. A ce moment là il ne s’agit plus de taille de sexe en érection car d’érection il n’y en a point.

Pour finir parlons psychologie : La taille du pénis est un symbole. A partir de là il est facile de trouver beaucoup de bonnes raisons de regretter ne pas avoir « la plus grosse ». Faire intervenir quelqu’un d’autre dans ces raisons est déjà spécieux car il faut commencer par demander à cet autre ce qu’il en pense vraiment et les véritables raisons de son anorgasmie si elle existe avant de se cacher derrière cette incompétence physique. Je dirai « trop facile » car à sexe plus petit, inventivité plus grande et c’est bien là que le bât blesse. Comme pour toute différence il faut adapter pour répondre aux standards sociaux ou culturels. C’est très naturel dès lors qu’il s’agit d’autre chose que du sexe comme la taille, les pieds, les mains, les seins, on prend des vêtements ou des accessoires à sa taille et on oriente son activité vers ce qui est le plus logique ; Les grands pieds font plus de natation que de danse et les gros seins évitent le cheval et le tir à l’arc.

En conclusion il s’agit plus d’imaginaire collectif que de réalité tangible mais qu’il est compliqué de s’en débarrasser. Heureusement les sexologues sont là !

Crédit photo : http://www.freedigitalphotos.net/

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