No sex

Posted on 25, Jan, 2014 | Pas de commentaires
No sex

Le “no sex” rencontre aujourd’hui sinon un succès du moins un écho dans notre société plutôt vouée à la performance fut-elle sexuelle.

La sexualité est une part non négligeable de notre vie et s’en priver revient à s’amputer d’un certain nombre de sensations. Le « no sex » c’est aussi éviter un certain nombre de problèmes et cela permettrait aux dires de ses adeptes de se concentrer sur la relation vraie comme un moyen de s’intéresser de façon différente à son partenaire sans les scories du désir charnel.

Cela sent bon le puritanisme religieux et laisse à penser que le désir charnel est mal comme un péché en quelque sorte.

A l’inverse, ceux qui disent que le désir sublime l’amour ont au moins l’avantage de ne se priver de rien.

Le « no sex » est à mon avis un phénomène de société qui rejette le tout sexuel dont nous sommes envahi. Les partisans du « no sex » croient rejeter en bloc une forme de dictature qui privent tout un chacun d’aimer comme bon lui semble et de faire l’amour à son rythme et suivant ses envies et ses penchants.

Je crois beaucoup à l’harmonie, à la tempérance et au juste milieu.

L’extrémisme fut-il de la pensée me fait peur et dans ce contexte il faut une nouvelle fois prôner la liberté d’aimer et de se divertir sexuellement en respectant l’autre et les autres.

Le “no sex” n’est donc pas meilleur pour la santé ni pour l’épanouissement que le “tout sexe”. Le prosélytisme de certains sur ce sujet est même dangereux car opposer le sevrage total de toute sexualité au risque de la pornographie est un leurre.

Pour aller plus loin j’aimerai beaucoup poser une question aux partisans du “no sex” : Qu’en est-il du désir et du fantasme ? Ne s’agit il que de proscrire les actes ou faut il également faire la chasse aux pensées ?

Si le « no sex » ne concerne que les actes, alors le  “no sex”  peut faire bon ménage avec le “cyber sex” car il ne s’agit que de consommation visuelle donc sans acte et dans ce cas la boucle est bouclée car lutter contre le “tout sexe” en visionnant des images à caractère pornographique serait un comble.

A l’inverse si il faut également bannir la pensée, il s’agit presque d’intégrisme avec des relents anti libertaires.

D’un coté les “no sex”, de l’autre les “tout sexe”. La vérité est surement entre les deux et au pire entre deux maux il faut toujours choisir le moindre et au passage se faire plaisir et faire plaisir à l’autre ne me semble pas une mauvaise solution.

crédit image : www.freedigitalphotos.net

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