Sugar babies

Posted on 29, Mai, 2014 | Pas de commentaires
Sugar babies

Les sugar babies et daddies illustrent une pratique au carrefour des nouveaux codes d’attraction sexuelle et de l’ère digitale.
De quoi s’agit-il ?
Sugar baby et sugar daddy ne sont pas les enfants du célèbre tube des Rubettes des années 80. Les sugar babies sont de jolies jeunes femmes belles et intelligentes à la recherche de sugar daddies qui sont riches et en mal de tendresse, ou bien inverse !

Nouvelle forme de prostitution pour les uns, réponse à l’isolement affectif pour les autres ou encore solution facile pour combler des fins de mois difficiles.

Dans la vraie vie cela prend la forme de sites de rencontres qui « matchent » sugar baby qui veulent se faire dorloter par des sugar dadies qui justement en ont envie.
À cela rien de répréhensible. La nuance vient du fait que entre les deux il y a une nécessité de compensation financière qui peut prendre la forme d’un repas au restaurant, le paiement d’une loyer, un beau cadeau ou simplement des billets, verts de préférence.

C’est là que le bât blesse et que la justice peut s’en mêler car ces simples hébergeurs ne sont-ils pas des proxénètes ?

Qu’en pense le sexologue, le sexologue libéral devrais-je dire car la morale à a voir avec l’analyse que l’on peut faire du sujet. Au niveau purement analytique il s’agit d’une nouvelle forme de prostitution car jeune et jolie femme se faisant payer pour caliner des hommes mûrs reste le symbole ou du moins le modèle classique de ce qui peut se faire du bois de Boulogne à toutes les gares de France et de Navarre en passant par les établissements belges et espagnols spécialisés dans les rencontres tarifées.

Au niveau sociétal il s’agit bien d’une solution enfantée par notre mode de vie individualiste, ultra consumériste et connecté.

Au niveau sexologique il s’agit d’une source de dysfonctionnements futurs pour les sugar babies qui vivent une expérience de prostitution plus facilement que par le passé donc avec une augmentation du nombre de gens concernés et un mode d’entrée dans le métier un peu différent.

Au niveau légal se pose la question de la mise à plat de la question « prostitution » qui reste un sujet où la morale vient se mêler de justice avec une interprétation des situations qui est plus basée sur les motivations ou l’image de probité que veut se donner le législateur plutôt que sur une analyse purement légale avec définition claire et précise de ce qu’on doit entendre par prostitution et les limites que la loi doit imposer. Un exemple de l’hypocrisie actuelle sur ce sujet étant « le producteur d’un film pornographique est-il un proxénète ? »

En conclusion intervient mon regard libéral très personnel avec une forme de laisser-faire qui respecte seulement la liberté d’autrui de faire ou de ne pas faire. Dans ce cas précis intervient la grande question philosophique de la poule et de l’oeuf. Qui est à l’origine de la demande ou de l’acceptation : le besoin ou l’envie ? Cette question est applicable à tout ce qu’on peut faire. La société et l’environnement sont les ingrédients du libre arbitre qui en fait n’existe pas. Donc je reviens à mon regard libéral qui peut paraître simpliste et qui peut se résumer par « les pratiques entre gens consentants restent du domaine privé et la loi n’a rien à y voir, il ne s’agit que de morale ».

Crédits photos : http://www.freedigitalphotos.net/

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