Théorie du genre

Posted on 30, Jan, 2014 | Pas de commentaires
Théorie du genre

Sujet d’actualité s’il en est, la théorie du genre mérite plus que jamais d’être explicitée pour éviter les fausses interprétations ou les procès d’intention dirigés contre l’éducation nationale ces temps-ci.
Qu’est-ce que le genre?
Plutôt que le genre il faudrait parler d’identité de genre.
Chacun de nous peut se définir par une identité.
S’agissant de sexe, il y a de façon incontestable une identité sexuelle mâle ou femelle visible.

Ensuite il y a l’identité génotypique qui révèle le caractère masculin XY ou féminin XX de toutes nos cellules.
Au-delà on peut parler de l’identité de genre qui est plus sociétale qu’objective.
Ce sont les droits internationaux des droits de l’homme de Job-Jakarta qui ont défini pour la première fois l’identité de genre comme faisant référence à l’expérience intime et personnelle de son genre profondément vécue par chacun. Cette notion est surtout intéressante pour ceux dont cette identité de genre est en décalage avec l’identité sexuée. On parle alors de dysphorie de genre ou transsexualisme.
On peut parler du genre social qui est l’expression sociale de l’identité de genre à savoir comportement, habillement, attitude attendu par la société pour une fille ou un garçon.
Enfin l’attirance est un tout autre sujet car l’on parle alors d’orientation sexuelle hétéro, homo ou bisexuelle.
Ce concept d’identité de genre n’a d’existence que pour les individus qui se sentent en inadéquation avec leur sexe biologique. C’est une définition que l’on doit à Robert Stoller dans son ouvrage « sex & gender » de 1968 qui synthétisait 15 ans de travaux sur le transsexualisme et l’intersexualisme.

Si l’on ce met maintenant du côté de l’individu lui-même en tant qu’être sexué, on peut dire qu’il peut se définir au niveau :

  • Biologique : Définition génétique incontestable
  • Cognitive : C’est l’ontogenèse intrapsychique, les stades de développement psychosexuel qui nous font être homme ou femme.
  • Environnementaux : C’est le contrôle social qui impose à chacun une assignation sexuelle.

La polémique sur l’identité de genre vient donc surtout d’une méconnaissance car il ne faut pas dire que ça n’existe pas mais il ne faut pas limiter l’identité au genre. Il y a plusieurs façons de regarder et de définir un individu suivant que l’on se place sur un un plan biologique ou sociétal.
Dire qu’être homme ou femme est en don de Dieu, c’est sûrement vrai au niveau biologique mais sûrement faut au niveau environnemental.
L’aspect cognitif impose cette idée du genre car on peut constater des inadéquation entre sexe biologique et sensation intime d’identification. C’est le transsexualisme. Dire que c’est une maladie nous fait remonter à la psychiatrie victorienne.

Comme toujours ce type de discussion qui sent bon le radicalisme religieux ou politique vient surtout d’une récupération d’un thème accrocheur à des fins peu louables en s ‘appuyant sur l’ignorance et le parti pris.

Cela a au moins le mérite de donner l’occasion d’en parler et de faire le point donc de combattre l’ignorance

Crédit photo : http://www.freedigitalphotos.net

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